Aller au contenu
Jouer · lire les images

Lire une étiquette

Une affiche de liqueur du XIXe siècle est un document : elle dit ce qu'on croyait pouvoir promettre, et à qui. Touchez chaque zone numérotée pour la déchiffrer — mentions, promesses de santé, symboles.

Sur chaque image, les zones numérotées renvoient à la liste qui suit. Quand toutes les zones d'une pièce sont lues, la pièce livre ce qu'elle dit.

  • Mention
  • Promesse de santé
  • Symbole

Pièce 1 sur 5

Bitter Sécrestat, Bordeaux

Une affiche de 1898 qui ne montre qu'une bouteille. Mais l'étiquette de cette bouteille parle beaucoup : de médailles, de médecins, et même de l'absinthe.

Affiche horizontale rouge : « Bitter Sécrestat » en très grandes lettres crème, « Maison fondée en 1851 » au-dessus, « Exiger la bouteille d'origine » en bas ; à droite, une bouteille sombre dont l'étiquette porte des médailles et un texte serré de citations médicales.
Bitter Sécrestat, Maison fondée en 1851, exiger la bouteille d'origine, Affiches Camis, Paris, 1898. Source gallica.bnf.fr / BnF, ark:/12148/btv1b53205500c — domaine public.
  1. Mention , « Maison fondée en 1851 » : Pourquoi une affiche commence-t-elle par une date ?

    L'ancienneté est un argument : elle suggère qu'un produit a fait ses preuves. La date est celle que la maison revendique ; on la retrouve sur des centaines d'affiches de l'époque, sous la même formule. Elle ne dit rien de ce qu'on fabriquait en 1851, ni de qui.

  2. Mention , Les médailles d'exposition : Que valent les médailles imprimées sur l'étiquette ?

    L'étiquette cite les expositions de Bordeaux (1859) et de Saint-Pétersbourg (1860). Les expositions industrielles du XIXe siècle distribuaient de nombreuses récompenses par catégorie ; la médaille dit qu'un jury a primé le produit une année donnée, pas qu'il serait supérieur aux autres. Sur l'étiquette, elle devient un sceau de qualité permanent.

  3. Promesse de santé , Les citations de médecins : Que promettent les petits textes serrés sous l'étiquette ?

    Des extraits attribués à des médecins, datés de « la France médicale du 12 février 1859 » : l'amer serait « tonique, apéritif et stimulant », utile « contre l'obésité précoce », et même « destiné à remplacer complètement l'absinthe, dont l'expérience a démontré les dangereux effets ». Depuis 2006, le droit européen interdit toute allégation de santé sur une boisson titrant plus de 1,2 % vol.

  4. Mention , « Exiger la bouteille d'origine » : Contre qui cette consigne est-elle écrite ?

    Contre les imitations. Les marques à succès étaient copiées, et la loi du 23 juin 1857 sur les marques de fabrique donnait aux fabricants un moyen d'agir. La consigne s'adresse au client : c'est à lui de vérifier la bouteille, la forme, l'étiquette.

  5. Symbole , La signature sur le col : Pourquoi une signature manuscrite sur la bouteille ?

    La signature « H. Sécrestat », reproduite sur la capsule, joue le rôle d'un cachet : elle personnalise le produit et le rend plus difficile à contrefaire. C'est le même procédé que les sceaux de cire et les monogrammes des liqueurs de la même époque.

Ce que dit cette pièce

Cette affiche argumente comme une ordonnance. Ancienneté, récompenses d'exposition, citations de médecins : tout vise à faire d'un amer un produit sérieux, presque un remède. L'argument le plus frappant est l'absinthe, désignée dès 1859 comme dangereuse, pour vendre une autre boisson alcoolisée à sa place. Aujourd'hui, aucune de ces promesses de santé ne serait permise.

Comment nous le savons

Bitter Sécrestat, affiche, Affiches Camis, 1898, BnF, département des Estampes et de la photographie, Gallica ark:/12148/btv1b53205500c.

Pièce 2 sur 5

Bourdou, grand quinquina, Cette

Un éléphant vert, une bouteille en équilibre, et une promesse en lettres capitales : « contre les fièvres ». Leonetto Cappiello signe l'affiche en 1926.

Affiche de Cappiello sur fond rouge : un éléphant vert, trompe levée, porte sur son dos une bouteille de quinquina Bourdou ; en bas, sur un socle noir, « Bourdou, grand quinquina apéritif, contre les fièvres ».
Bourdou grand quinquina apéritif contre les fièvres, Leonetto Cappiello (1875-1942), 1926. Source gallica.bnf.fr / BnF, ark:/12148/btv1b52510715z — domaine public.
  1. Promesse de santé , « Grand quinquina apéritif contre les fièvres » : Un apéritif contre les fièvres : sur quoi repose la promesse ?

    Sur l'écorce de quinquina, dont Pelletier et Caventou ont isolé la quinine en 1820, un médicament réellement actif contre le paludisme. Les « vins de quinquina » se sont vendus sur cette réputation. Une boisson alcoolisée n'en est pas pour autant un remède, et cette phrase serait aujourd'hui interdite : le règlement (CE) n° 1924/2006 proscrit toute allégation de santé sur les boissons de plus de 1,2 % vol.

  2. Promesse de santé , Le pharmacien de l'étiquette : Que dit la petite étiquette de la bouteille ?

    « Préparé par J. Bourdou, pharmacien de 1re classe », « fébrifuge, tonique, digestif », « Cette, France ». Le diplôme du fabricant fait office de garantie médicale. Cette est l'ancienne graphie de Sète, abandonnée à la fin des années 1920 : la mention date l'étiquette autant qu'elle la localise.

  3. Promesse de santé , « Appétit, force, santé » : Trois mots, trois promesses : lesquelles ?

    Ouvrir l'appétit, donner de la force, préserver la santé. C'est le vocabulaire des « toniques » de l'époque, à mi-chemin entre la pharmacie et le café. Aucune de ces trois affirmations n'est démontrée pour une boisson alcoolisée ; aucune ne pourrait figurer aujourd'hui sur une étiquette.

  4. Symbole , L'éléphant vert : Pourquoi un éléphant ?

    C'est l'emblème de la marque — l'étiquette demande d'« exiger la marque Bourdou “Éléphant vert” ». L'animal dit la force et se reconnaît de loin. Cappiello a construit sa manière sur ce principe : une seule figure, vive, sur un fond uni, que le passant mémorise sans lire.

  5. Mention , La signature « Cappiello 1926 » : Que nous apprend la signature ?

    Le nom de l'auteur et l'année. Leonetto Cappiello (1875-1942), né à Livourne, a dessiné à Paris des centaines d'affiches commerciales. Mort en 1942, son œuvre est entrée dans le domaine public en 2013 : c'est ce qui permet de la montrer ici.

Ce que dit cette pièce

L'affiche de Cappiello vend une image, l'éléphant, et une promesse médicale. Le quinquina contient bien de la quinine, un vrai antipaludéen ; mais un apéritif n'est pas un traitement, et le pharmacien, le « fébrifuge » et la « santé » de l'étiquette servent d'abord à rassurer. Ce registre a disparu : il est aujourd'hui interdit pour toute boisson alcoolisée.

Comment nous le savons

Bourdou, grand quinquina apéritif, affiche de Leonetto Cappiello, imprimerie Devambez, 1926, BnF, Gallica ark:/12148/btv1b52510715z.

Pièce 3 sur 5

Longue Vie, « liqueur des moines italiens »

Un moine tend une bouteille à la Mort, qui s'enfuit. L'affiche, imprimée à Paris en 1882, promet ce que dit son nom.

Affiche lithographiée : sous le titre « Longue Vie, liqueur réconfortante & digestive des moines italiens », un moine en robe brune brandit une bouteille devant un squelette armé d'une faux qui s'enfuit ; en bas, « Dépôt général, Paris, rue Meyerbeer, 3 ».
La plus fine, la plus réconfortante, la moins chère, la plus digestive, Longue Vie, liqueur réconfortante & digestive des moines italiens, Imprimerie Franc, Paris, 1882. Source gallica.bnf.fr / BnF, ark:/12148/btv1b90088046 — domaine public.
  1. Mention , « La plus fine, la plus réconfortante, la plus digestive » : Combien de superlatifs l'affiche aligne-t-elle ?

    Quatre, en arc au-dessus du nom : trois sur la qualité, un sur le prix. Aucun ne se vérifie : « la plus » ne renvoie à aucune comparaison. Ce sont des formules de réclame, comme le « supérieure à toutes les liqueurs » d'autres affiches. Aujourd'hui, la publicité pour l'alcool en France est limitée à des informations objectives sur le produit.

  2. Promesse de santé , « Liqueur réconfortante & digestive » : Qu'est-ce qu'une liqueur « réconfortante » ?

    Un mot de pharmacie appliqué à une boisson : le « cordial », la liqueur qui remonte le cœur. « Digestive » complète la promesse. Les deux mots sont restés dans l'usage courant, mais ils décrivent une intention de vente, pas un effet établi.

  3. Mention , « Des moines italiens » : Quels moines ?

    On ne sait pas : l'affiche ne nomme ni abbaye ni ordre, et la liqueur est vendue depuis Paris. L'origine monastique est un argument de vente, très répandu après le succès de la Chartreuse et de la Bénédictine. Le moine garantit l'ancienneté et la science des plantes, sans qu'on puisse le vérifier.

  4. Symbole , Le moine à la bouteille : Que fait le moine ?

    Il brandit la bouteille comme un crucifix devant la Mort. La croix sur sa robe fait le lien : la liqueur prend la place de l'objet sacré. L'image transforme une boisson en protection.

  5. Symbole , La Mort qui s'enfuit : Pourquoi un squelette sur une affiche de liqueur ?

    Pour illustrer le nom : « Longue vie ». La Mort à la faux, empruntée aux danses macabres, recule devant la bouteille. En 1845 déjà, le chimiste Raspail publiait une « liqueur hygiénique » censée assurer une longue vie : la promesse de longévité est un lieu commun de la liqueur du XIXe siècle.

  6. Mention , « Dépôt général, Paris, rue Meyerbeer, 3 » : Où la liqueur est-elle vendue ?

    Dans un dépôt parisien, puis « chez tous les liquoristes et dans les principaux cafés ». Ces moines italiens ont donc une adresse dans le quartier de l'Opéra. Le dépôt général est l'entrepôt qui distribue aux revendeurs : c'est la ligne la plus concrète de l'affiche.

Ce que dit cette pièce

Tout est promesse sur cette affiche : des superlatifs, une boisson « réconfortante et digestive », des moines qu'on ne peut identifier, et la Mort mise en fuite. C'est le modèle de la liqueur monastique du XIXe siècle, où l'habit garantit la recette et la recette garantit la santé. Le dépôt parisien, lui, est réel : c'est la seule ligne qu'on pourrait vérifier.

Comment nous le savons

Longue Vie, liqueur réconfortante et digestive des moines italiens, affiche, imprimerie Franc, 1882, BnF, Gallica ark:/12148/btv1b90088046.

Pièce 4 sur 5

La Carmélite, « liqueur des Alpes »

Une religieuse devant un vitrail, des lettres gothiques, un sceau de cire. L'affiche de 1891 emprunte tout au cloître.

Affiche chromolithographiée de style néo-gothique : une religieuse au voile bleu, un livre à la main, devant un vitrail ; un parchemin déroulé annonce « Liqueur des Alpes, tonique et digestive », un sceau de cire rouge porte « La Carmélite, marque déposée » ; en bas, « Supérieure à toutes les liqueurs ».
La carmélite, marque authentique. Liqueur des Alpes tonique et digestive, dépôt 2 Bd Henri IV, Affiches Camis, Paris, 1891. Source gallica.bnf.fr / BnF, ark:/12148/btv1b53185287w — domaine public.
  1. Mention , « Marque authentique » : Authentique par rapport à quoi ?

    Par rapport aux imitations. Depuis la loi du 23 juin 1857 sur les marques de fabrique, un nom déposé peut être défendu en justice. Proclamer sa marque « authentique », c'est désigner les autres comme des copies — et rappeler que le nom, plus que la recette, est ce qui se vend.

  2. Symbole , La carmélite : Pourquoi une religieuse ?

    Pour le prestige monastique, comme sur les affiches de Chartreuse ou de Bénédictine. Les Carmes avaient leur « eau de mélisse », célèbre à Paris depuis le XVIIe siècle selon la tradition ; l'ordre féminin du Carmel, lui, n'est associé à aucune liqueur connue. Le livre, le voile, le vitrail composent un décor : ils ne disent pas qui fabrique.

  3. Mention , « Liqueur des Alpes » : Pourquoi les Alpes ?

    Parce que la montagne évoque les plantes sauvages, l'air pur — et la Grande Chartreuse, dans le massif voisin, qui domine alors le marché des liqueurs de plantes. L'affiche ne donne aucune adresse alpine : le dépôt est à Paris, boulevard Henri-IV.

  4. Promesse de santé , « Tonique et digestive » : Que promettent ces deux mots ?

    Les deux promesses habituelles des liqueurs de plantes : redonner des forces et aider à digérer. Elles reviennent sur le sceau de cire, comme si elles faisaient partie du nom déposé. Ce sont des allégations de santé, aujourd'hui interdites pour une boisson alcoolisée.

  5. Symbole , Le sceau de cire : À quoi sert le sceau rouge ?

    Il imite le cachet qui ferme un document officiel ou une bouteille de prix. On y lit « La Carmélite, tonique & digestive, marque déposée » et une signature : la marque se présente comme scellée, donc inviolable. Le cachet rassure sur l'origine plus qu'il ne la prouve.

  6. Mention , « Supérieure à toutes les liqueurs » : Peut-on vérifier cette phrase ?

    Non : elle ne compare à rien de précis. C'est la formule de réclame la plus courante de l'époque, avec « la plus fine » ou « la meilleure ». En 1891, aucune loi n'encadre la publicité pour l'alcool.

Ce que dit cette pièce

La Carmélite vend une atmosphère : le cloître, les Alpes, l'authenticité. Chaque mention répond à une autre marque — la Chartreuse est alpine et monastique, la Bénédictine a son moine — et la protection juridique de la marque, toute récente, devient un argument. La religieuse, elle, ne dit rien d'une fabrication : rien sur l'affiche n'indique un couvent.

Comment nous le savons

La Carmélite, liqueur des Alpes, tonique et digestive, affiche, Affiches Camis, 1891, BnF, Gallica ark:/12148/btv1b53185287w.

Pièce 5 sur 5

Liqueur de Raspail, « hygiénique pour dessert »

Ce n'est pas un moine mais un savant qui garantit cette liqueur : son buste trône entre un alambic, un globe et des livres.

Étiquette gravée et coloriée dans un cadre d'arabesques : le buste du chimiste Raspail sous une arcade portant « Liqueur de Raspail, liqueur hygiénique pour dessert », entouré d'une cornue, d'un globe terrestre et de livres, dont un « Manuel de la santé ».
Liqueur de Raspail. Liqueur hygiénique pour dessert, s. d. (XIXe siècle). Source gallica.bnf.fr / BnF, ark:/12148/btv1b530152843 — domaine public.
  1. Mention , « Liqueur de Raspail » : Qui est Raspail ?

    François-Vincent Raspail (1794-1878), chimiste, républicain, plusieurs fois emprisonné. Souvent présenté comme médecin, il ne l'a jamais été. Son Manuel annuaire de la santé, publié à partir de 1845, connaît des dizaines d'éditions et popularise une médecine domestique fondée sur le camphre. Son nom vaut garantie auprès d'un large public.

  2. Promesse de santé , « Liqueur hygiénique pour dessert » : Que veut dire « hygiénique » ici ?

    Au XIXe siècle, l'« hygiène » désigne l'art de conserver la santé. Une liqueur « hygiénique » se présente donc comme bonne pour le corps. Raspail en a publié la recette en 1845 ; son fils Émile la fabrique à Arcueil à partir de 1870. Le mot ferait aujourd'hui de l'étiquette une allégation de santé interdite.

  3. Symbole , Le buste : Pourquoi un buste plutôt qu'un portrait ?

    Le buste est l'image des grands hommes, celle qu'on pose dans les mairies et les académies. Il fait du chimiste une figure officielle et de sa liqueur un produit savant : l'autorité du nom passe sur la bouteille.

  4. Symbole , La cornue et le ballon : Que fait ce matériel de laboratoire sur une étiquette ?

    Il rappelle que la liqueur est distillée, et surtout qu'elle sort d'un laboratoire plutôt que d'une cave. C'est le pendant laïque du moine-apothicaire : la chimie remplace le cloître comme garantie.

  5. Mention , Le livre « Manuel de la santé » : Quel livre est posé contre le buste ?

    Le Manuel annuaire de la santé de Raspail, son ouvrage le plus diffusé, réédité chaque année pendant des décennies. La liqueur s'adosse au livre : on achète la bouteille comme on suivrait une prescription.

Ce que dit cette pièce

L'étiquette remplace le moine par la science : un chimiste célèbre, ses livres, son matériel de laboratoire. François-Vincent Raspail (1794-1878) a réellement publié, en 1845, la recette d'une « liqueur hygiénique de dessert » censée assurer une longue vie, et son fils Émile en a fait un produit à partir de 1870. La promesse de santé change de costume ; elle reste une promesse.

Comment nous le savons

Liqueur de Raspail. Liqueur hygiénique pour dessert, estampe, s. d. (XIXe siècle), BnF, collection De Vinck, Gallica ark:/12148/btv1b530152843 ; sur Raspail : notice « François-Vincent Raspail », Wikipédia, à recouper avec son Manuel annuaire de la santé (1845).

Pourquoi ces images

Toutes les pièces viennent des collections de la Bibliothèque nationale de France, consultables sur Gallica, et sont dans le domaine public. Les dates et les titres sont ceux des notices.

Aucune de ces promesses, celles de santé surtout, ne serait permise aujourd'hui sur une boisson alcoolisée. Montrer ces images, c'est en faire l'histoire, pas la réclame.

Les autres jeux

  • Quiz · idées reçues

    Légende ou histoire ?

    Un moine de 1510, une absinthe qui rend fou, un médecin qui invente le gin : à vous de trancher, preuves à l'appui.

    10 affirmations · 10 minutes

  • Enquête · archives

    L'affaire de l'absinthe

    Six pièces d'archives de 1911 à 1915. Qui a interdit l'absinthe, quand, et qu'a-t-on interdit au juste ?

    9 cases à confirmer · 15 minutes

  • Énigmes · botanique

    Devinez la plante

    Dix plantes des liqueurs et des amers, trois indices chacune : l'histoire, la botanique, l'usage.

    10 énigmes · 10 minutes

  • Quiz · trois niveaux

    Apprendre les spiritueux

    De la canne au rhum, du grain au whisky : trois niveaux de questions sur les matières, les gestes et l'histoire des spiritueux.

    10 questions par niveau